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The beginning

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Take a picture with a Kodak [Photos]

Plus personne ne les attendait (ou les avait déjà vu sur Facebook), mais voici la première série de photos.

Je préfère prévenir, c’est du brut de coffre de chez brut de coffre. Je les mets tel quel. Pour certaines photos, peut être vaudra-t-il mieux passer son chemin (je tiens à préciser pour les photos en boîte que le thème de la soirée était « Playboy » et que, comme je vous disais, les américaines sont scandaleuses). Le fait est qu’il fallait bien que je garde un souvenir quelque part, et que ces photos ne font qu’illustrer la réalité, celle que j’ai vu de mes propres yeux. Enfin, elles ne sont pas toutes de moi même (ce qui expliquera les fluctuations de qualité entre les photos, à mon avantage, ou pas).

Voilà, maintenant que vous êtes prévenus, vous pouvez cliquez sur le lien « Galerie photos » du menu principal pour y accéder !

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Welcome to the kitchen !

Richard. C’est le prénom de mon ‘trainer’, le cast member qui me forme durant mes trois premiers vrais jours de boulot Imaginez, la cinquantaine, petite moustache, la bedaine,  le grand père typique du Texas, le stereotype du type bon vivant et sympa. Actually, il est formidable. Son accent Texan, made in Houston, est formidable. Ses tentatives de me parler francais sont formidables (il se débrouille vraiment pas mal du tout en fait !). Et en ce qui nous concerne ici, sa pédagogie est formidable :

Dimanche 26 juin, 14H15. Accueil dans le ‘tunnel’, l’underground de Magic Kingdom, rendez vous à coté de la Mousekeeteria (la cafeteria des employés Disney pour les cancres au fond de la salle ceux qui auraient toujours pas compris).  Finit la formation théorique à la Disney University, place à la pratique. Je suis ‘deguisé’ en cuisinier, ca craint un max. Tous les costumes craignent un max de toute facon, on frole le ridicule, mais c’est pour le show. Le papier qu’on m’a refilé m’indique que je dois travailler à Magic Kingdom (le parc n°1 ici) , à Tomorrowland Terrace Restaurant. Tomorrowland est l’une des 4 zones qui composent le parc, c’est la partie futuriste du parc, avec entre autres, Space Mountain. Richard est déjà la, en avance.

“Bienvenue Monsieur ! Bienvenue la cuisine !“.  Hehe, pas mal du tout pour une première tentative en français. Il nous fait voir, aux trois autres ‘trainees’ et moi, les casiers avec cadenas intégrés en dessous du restaurant dans le tunnel, les espaces de stockages pour la nourriture et toutes les fournitures, le traitement de déchet, les salles de repos, toutes les zones informatiques CDS (Cast Deployment Service, un service informatique ou chaque cast member sait ce qu’il doit faire de son shift à venir, les managers gèrent ça en temps réel, tout est informatisé, des statistiques et des reports s’affichent en live, c’est de l’efficacité à la Disney !) et enfin, il nous présente… la cuisine. Présentation aux managers et à l’équipe.

On  fait un tour du restaurant, on passe du coté ‘guest’, on fait un point de ce qui se trouve autour de nous dans le parc : zone fumeur la plus proche, toilettes les plus proches, ou est Space Mountain, quelles sont les autres restaurants qui nous entourent, … On passe bien pour des cons déguisé en cuisinier au milieux des guests dans le parc, imaginez un peu. Scratch, un des personnages emblématiques de Disney, est dans le parc à ce moment là, petit coucou au passage, moi qui voulait ne pas attirer l’attention…  N’empeche, il doit pas avoir un boulot facile le mec, dans son costume avec la chaleur qu’il fait… Il voulait peut etre se foutre de nous à son tour ? Bref.


Il y a plus de 20 postes en cuisines, de celui qui fait la vaisselle à celui qui à celui qui prépare les desserts pour les « dessert parties » : 25$  et le guest peut manger autant de dessert et boire autant de boissons qu’il le souhaite sur la terrace du restaurant les soirs de feu d’artifice au parc (presque tous les jours, vue imprenable). A la fin de ces trois jours, je saurais tout faire. Et un des managers me testera.

J’apprends les rôles un par un, Richard explique simplement et calmement. Il ne m’engueule pas, il ne me stress pas, il ne me bouscule pas pour que j’aille plus vite. mais il encourage et félicite la moindre progression ou initiative.
Pourtant, je la vois la machine qui imprime les tickets ou sont inscrites les commandes des guest. Elle crache très très vite quand elle veut, dès le premier jour même si elle veut, et bam ! En France, le chef aurait déjà hurlé dans tous les sens pour que tout le monde se mettent une tonne de pression (et donc fassent une tonne de connerie, ce qui ne fait qu’empirer les choses).
Ici, j’étais sur une des lignes de production de burgers. Richard avait aussi jeté un œil à la machine et à la guirlande de tickets qui pendait. Mais la seule chose qu’il m’a dit a été « one by one ». Je ne sais pas si je suis le seul à être aussi sensible au management et à la façon de communiquer avec les collègues de travail, ou si c’est lié à mon expérience, mais en tout cas j’apprécie. Ca change, non ?

L’ambiance est bonne, l’équipe est composée de full-time positions, part-time, de College Program (étudiants américains), et d’International College Program (pour les étuiants étrangers comme moi). Curieux, la plupart des membres de l’équipe viennent me saluer, voir d’ou je viens, et se présenter d’eux mêmes. Il y a plus de filles que de garçons, la moyenne d’âge doit être de 25 ans. Quelques uns essaient même de concurrencer Richard sur le terrain du français approximatif. Le haïtien et l’égyptien de l’équipe sont en tête du classement. Une des manageuses ne se laisse pas faire non plus. Il y a de l’ambiance, vraiment. Quand il y a un anniversaire en salle, tout le monde se met à chanter en cuisine ; tout le monde est cordial et souriant avec tout le monde ; si on peut aider son prochain, alors on le fait. A la fin du service, les managers ferment le comptoir et mettent la musique dans la cuisine depuis leur bureau, funny. Chaque mois, l’employé du mois est tiré au sort et reçoit une mini statue Mickey forte sympathique. Encore une fois, ca change beaucoup de ce que j’ai pu connaître dans les cuisines en France ou en Angleterre où c’était un peu la politique du « moins j’en fais, mieux je me portes ». J’ai demandé : ici, ils ne connaissent pas l’expression.

J’aurais encore tellement d’autres choses à écrire au sujet du travail à Disney.. ca fera du contenu pour un prochain article tiens.

Dernière chose : ici, toutes les heures sont payées, on demande des heures en moins ou en plus depuis l’Intranet de l’entreprise (le Hub), et les managers n’hésitent pas à rajouter 10 minutes de plus à l’heure pointée pour compléter une heure entière. Nice.

Cerise sur le gâteau, les cast members travaillant à Magic Kingdom sont payés almost 1$/hour de plus que dans les autres parcs. A la fin du mois, ca fait une différence. A la fin des 3 mois, ca fait un iPad une différence ! 😉

 » Welcome to the team « 

Il n’y a rien à dire. Chez Disney, quand on recrute des ICP, on recrute des ICP. Et on le fait bien :

Dimanche 19 Juin, arrivée à 23H heure locale à Lake Buena Vista (inside the Disney city). Le taxi vanne a l’air d’être rodé avec la procédure, il nous amène directement où se trouve le pavillon d’enregistrement pour les nouvelles recrues de l’ICP, à Vista Way (la plus ancienne résidence pour cast members, environ 1200 personnes).

Pas le temps d’ouvrir la porte du taxi qu’on vient déjà nous accueillir chaleureusement. On enchaine avec petit buffet (cookies, fruits, bonbons), des explications rapides sur ce qui va se passer, et on nous donne une clef.

Pas la clef du château de Mickey, non non, juste celle de notre appartement. La plupart d’entre nous seront à Chatham Square (dont moi, environ 800 personnes), alors que quelques uns iront à Vista Way (il y a encore deux autres résidences possibles : Patterson Court et les Commons). L’appartement fera l’objet d’un article un peu plus tard.

Le soir même, découverte de Wal Mart (il est alors 1H du matin, mais l’hyper marché américain est ouvert 24/7, et il y a même des gens pour faire leur course en pyjama à cette heure là ! ).

Ensuite, jusqu’à encore aujourd’hui, ce ne sera qu’un enchainement de présentations dans des salles over-climatisées, d’intervenants plus ou moins captivants (de Disney, de l’entreprise partenaire de Disney qui gère les résidences, du Homeland department qui gère nos Visas, etc…). On remplit des papiers, on nous explique comment ça va se passer dans les prochains jours, comment il faut s’habiller, ou encore, à quelle fréquence on doit se doucher (au cas ou pour les plus crades).

Tout ceci est bien rodé. c’est hyper efficace, pas de temps mort, pas de problèmes majeurs, pas de retard. It’s called « efficiency », et Disney semble être imbattable sur ce point là. Il y a certaines entreprises plus ou moins publiques en France qui feraient bien de prendre exemple.

On visite même ensuite les sous terrains ultra sophistiqués de Magic Kingdom. Une vraie fourmilière. Si vous saviez ce qui se passe sous vos pieds quand vous venez dans un parc Disney, vous seriez vraiment étonné !

On nous présente la compagnie et les étapes importantes qui l’ont marqué, sa culture d’entreprise, son histoire, son fondateur, son CEO, ses règles et … les conséquences desastreuses si on se comporte mal (exemples et vidéos à l’appui). Mais ne vous inquiétez pas. Comme ils disent, « personne ici n’a de mauvaise intention ». Non non, évidemment. Sauf que chaque année, 4 ou 5 ICP sont « terminated » (oui, c’est assez violent comme terme quand on parle d’un être humain) : ils sont renvoyés chez eux en moins de 48H après avoir été pris en train de faire une bêtise au boulot, dans leur logement ou en ayant osé boire une bière en étant mineur. Whaaaaat ?! Bah oui, vous avez bien lu.

Exemple : Vous êtes né en 1990 ? Mais vous êtes du mois de Septembre. Ou plus jeune encore ? C’est bête mais vous ne pourrez pas boire d’alcool. Aucun, rien, nada, nothing. On ne rigole pas avec ça, exemples à l’appui, encore une fois.

Sinon, à coté de ça, les motards américains roulent sans casque, vous conduisez une Mustang à 16 ans et daddy planque un shotgun derrière la porte d’entrée de la maison. En toute légalité, pas comme votre bière.

Toutes ses présentations/formations sont très bien rythmées, on sait vraiment comment capter l’attention un maximum chez Disney, à coup de petits jeux en groupe, d’applaudissements presque forcés, de « Woohoo » à tout va, de standing-up, d’intervenants (presque) surprises comme Mickey, sur la photo à gauche, durant notre « Tradition Day« , etc… Y’a de l’ambiance !

Chez Disney, on pratique aussi pas mal l’apprentissage par la répétition. C’est simple, on a du entendre au moins une centaine de fois durant les vidéos les principes de base de la compagnie: « We create happiness », « Safety begins with me », … A propos des intervenants, pas mal de ceux qui sont employés chez Disney ont débuté tout comme nous. Respect.

On nous accueille dans la famille. Nous faisons maintenant parti de Disney, tous les intervenants nous diront « Welcome to the team ». On nous coucoune, nous sommes les « nouveaux yeux » de Disney, leur force vive, la nouvelle génération. Ce n’est même pas moi qui le dit ! En tant qu’employé de Disney, nous avons droit à pas mal d’avantages qui feront l’objet d’un futur article.

Mais pour commencer, on nous refile notre ID d’employé Disney, une carte bleue Visa ou sera déposée notre paycheck chaque jeudi, et l’universel « name tag » que porte chaque employé Disney sur son costume. A ce propos, on nous file des chaussures toutes neuves et un costume, dépendant de notre « location » (ou on travaillera).

C’est cette ID qui nous permet d’accéder à 4 parcs gratuitement, et aux 2 autres parcs aquatiques avec un discount.

D’ailleurs, je vous laisse, cette après midi, au programme, c’est Hollywood Studios !