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Sur la route

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Le corps en Europe, la tête en Amérique

Quelle folie les amis, quelle folie ces 11 semaines. Il est 1H du matin sur le fuseau horaire de New York City, 7H du matin en France. Je devrais dormir, je le sais, je n’y arrive pas. Je ne sais même pas quelle heure il est en plein milieu de  ce foutu océan Atlantique, à bord de l’Airbus A330 de Swiss Airlines qui me ramène dans mon bon vieux pays natal. Une seule chose est sure. C’est déjà fini. A peine le temps de débarquer, de poser un pied aux USA, qu’il fallait déjà repartir. Pour un mec qui était censé bosser tout l’été, avec seulement quelques jours de répits après la fin de son année scolaire, et qui arrivera en retard pour la rentrée scolaire suivante, le temps n’était pas censé passer aussi vite.

Et pourtant si. Je ne m’y fais toujours pas. Je regardais à travers le hublot au décollage. Et je ne m’y faisais pas. Il pleuvait, les avions faisaient la queue en ligne pour avoir accès à la piste de décollage. Il pleuvait, et moi je laissais là, sur cette piste d’envol, presque 3 mois de mon existence.

Les 3 mois les plus enrichissant et dépaysant de ma vie. 3 mois qui m’en ont mis plein les yeux, et plein la tête. Ce fut une incroyable expérience professionnelle, bien sûr, j’y reviendrais. Mais je veux surtout parler de l’expérience humaine. Celle qui vous change. Celle qui vous fait ouvrir les yeux sur le Monde, du Mexique jusqu’en Turquie en passant par les Etats Unis bien sûr, la Corée du Sud ou la Chine. C’est une expérience qui vous donne de nouvelles idées, de nouvelles ambitions. Ou plus angoissant encore, celle qui vous vous réfléchir sur vous même, à tous les niveaux. Ca paraît fou ce que je dis, mais croyez-moi, ce l’est encore plus d’essayer de vous expliquer, peut être qu’il faut juste le vivre en fait… Je vais faire de mon mieux, promis.

J’y laissais donc là, sur cette piste, tous mes nouveaux amis du quatre coin du Monde. Je les laissais en étant sûr d’en revoir certain ; en espérant très fort en revoir d’autres ; en ayant le goût amer de ne pas être resté assez longtemps pour apprendre à connaître réellement quelques uns ; et en me demandant quelles rencontres je loupais encore. A part le papier et les oiseaux migrateurs, les signaux de fumées et le chant des balaines, nous avons opté pour Skype pour communiquer. Quoi de mieux qu’un petit chat vidéo pour brailler chanter la musique du feu d’artifice quotidien de Magic Kingdom en duo webcam, en vieux timbrés nostalgiques de notre été ?

J’y laissais là mes collocs. Mes 7+3 = 10 collocs de mes deux appartements (je ne compte évidemment pas les petites copains copines de chacun, j’y passerais un article tout entier s’il le fallait) et les anecdotes de vie au quotidien qui vont avec. J’y laissais là les soirées télé, les soirées canapés/crème glacée et pour finir la rime, les soirées bourrées. Mine de rien, ca va faire bizarre de ne plus entendre le réveil du colloc de ma chambre sonné le matin, je n’aurais plus personne à maudire. Mince, qui veut être le remplaçant ?

Disney va me manquer, pas pour le travail, en lui même, non, quoi que ca ne me dérangeait pas d’aller bosser, non, je parles de tout ce qu’il y avait autour. Laissez-moi vous expliquer.

On remet les pendules à l’heure

Non, il ne s’agit pas de repasser sur le fuseau horaire de la France. Je m’adresse plutôt aux retardataires ou tous ceux qui auraient séchés quelques partis sur mon blog (pas bien ça !), il faudrait tout d’abord remettre un peu en place le contexte avant de commencer mon explication :

Je suis parti à Walt Disney World, en Floride. Sans aucun à priori, juste les remarques plus qu’encourageante de quelques anciens ayant fait le programme les années passées.

Arrivé içi, nous étions un nombre inimaginable d’étudiants. Venant de partout, âgés de 18 à 23-24 ans (beaucoup de moins de 21 ans), nous étions repartis sur les quatre résidences prévues par Disney : Vista Way et Chatham Square/the Commons/Patterson Court. Tous ici étaient présents pour des périodes de 2 à 6 mois, sous la tutelle de différents programmes conçus par Disney (CP, ICP, Culture Representative).

Que des jeunes ? Dans des résidences juste pour eux ? Partageant presque tous les éléments de leur vie ici en Floride, du travail jusqu’aux appartements, aux sorties, à la façon de vivre ? Et bien le cocktail est détonant les amis, et aboutit à ce que j’appellerais …

La bulle Disney

C’est bien ça, la « bulle Disney », comme un micro environnement, une micro sphère bien protégée et soigneusement entretenue : Disney va beaucoup plus loin qu’une simple compagnie pour laquelle on travaillerait un été.  Je viens de parler de l’hébergement, entièrement prévu et orchestré par Disney. Il y aussi tout l’encadrement, qu’on n’imagine pas forcement, mais qu’on sent présente pour s’occuper de nous. Je vous avais déjà parlé de l’efficacité à laquelle Disney effectuait toutes les paperasses et démarches administratives. Et bien ce ne doit pas être le fruit du hasard. Mais il n’y a pas que ça, des activités nous étaient proposées toutes les semaines, les emails étaient très fréquents à ce sujet : loterie, sortie plages, pool party, avec des évènements plus exceptionnels comme les graduation party qui mobilisaient encore plus de personnel.

Parmis les autres élèments de vie, on peut citer le réseau de bus spécialement destiné aux ICP vivant dans les résidences Disney, qui signifie que Disney va vous transporter la majorité des jours ou vous serez ici, souvent en compagnie de vos petits camarades en costumes prêt à aller travailler. Le foutage de gueule concernant les costumes peut déjà commencé içi. Mais le bus viendra aussi vous chercher spécialement à la sortie de boîte de Downtown Disney (le village Disney), et juste pour ça, ca assure.

Nous travaillions donc tous sous la tutelle de la même compagnie, partageons les aventures et anecdotes d’un travail effectué avec Disney (formation initiale, image de marque, costumes, façon de travailler, spécificité de clients qui dépensent en moyenne 7000 dollars pour venir en vacance avec la petite souris, …). Disney nous protège, dès la première présentation, on nous met en garde contre les dangers extérieurs : ne ramenez pas d’étrangers à l’intérieur des résidences, n’essayer pas de travailler en plus de votre travail à Disney, méfiez vous des boissons qu’on vous sert en boite, …

L’écosystème Disney bat donc à son plein, on est entre nous et on nous encourage à y rester.  A l’extérieur, en tout cas à Orlando, il semble que l’on veuille profiter de la « manne Disney » : discounts dans les restaurants, agence de location de voiture, stations essences ; « party bus » qui viennent vous chercher devant les résidences et vous emmènent en boite de nuit dans Orlando et vous ramènent pour 10 dollars ; chauffeurs de vanne privés dont le numéro de téléphone tourne entre ICPs pour nous conduire ou on veut ; mais aussi des « parasites » plus ou moins nuisibles aux ICPs.

Cinq points d’analyse sur la « Disney life »

–       Dans le processus de sélection et de recrutement, il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce qu’annonce International Service, l’agence de recrutement française qui fait le lien avec Disney : la plupart des personnes présentes à l’entretien à Paris ont été sélectionné. IS avait déjà fait le ménage avec les CV et les entretiens en anglais sur Skype. Disney a les capacités d’embaucher un paquet d’ICP et veut juste s’assurer que vous ne soyez pas totalement idiots (ou alors que vous le cachez vraiment bien). J’irais même plus loin : les recruteurs américaines de Disney qui sont là à Paris vous casent déjà au poste ou vous leur irez le mieux dans la compagnie. L’été se prépare donc déjà à ce moment là.

–       Les programmes sont une belle façade pour une opportunité de business importante. Pour nous, qui ne restons qu’un été, pas de problème. Mais beaucoup d’américains y participent en tant que partie intégrante de leur étude pour un semestre. Le problème est que pour eux, l’éducation est reléguée au second plan : ils peuvent suivre des cours, 3 à 4H par semaine, qui n’ont rien à voir avec leurs études, juste pour avoir des crédits dans leur parcours scolaire. Une belle façade je disais.

–       Les ICP sont lucratifs pour Disney, tout comme leur programme saisonnier. Tout Disney fonctionne avec la main d’œuvre bon marché et flexible que nous représentons. La quasi intégralité du personnel qu’un client Disney verra fait part d’un programme (cela est d’autant plus vrai dans les parcs) : des personnages dans les parades (Mickey et toute la troupe de l’univers Disney) jusqu’au service de restauration. Et même si Disney a le don de faire passer le travail le plus lambda comme une formidable opportunité, (« créer de la magie », à 20 ans passe encore, mais après ?), peu de personne voudrait faire toute leur vie au plus bas de l’échelon. Je n’ai pas l’impression qu’il y ai beaucoup d’opportunités « verticales » dans l’organigramme de l’entreprise.

–       Coté (I)CP, le salaire peut sembler bas, le logement peut sembler cher. Mais j’ai été payé autant qu’en France (environ 8 dollars de l’heure avec les primes Magic Kingdom, à relativiser avec le prix de la vie moins cher ici en dollars). Le loyer est l’équivalent d’un petit studio à Grenoble alors que l’on a beaucoup mieux (85 dollars/semaine, soit à peu près 275 euros/mois avec le taux de conversion actuel). Cela fait parti du deal, nous vivons, mangeons sur le sol de l’entreprise  qui va nous emmener au travail avec les emplois du temps qu’elle aura décidé, cela peut sembler totalitaire, certes. Mais pour un étudiant international qui veut travailler aux USA et vivre une expérience incroyable, cela en vaut la peine. De plus, il y a une tonne de choses auxquelles on ne pense pas : Disney prend en charge la quasi totalité du cout du VISA (800 dollars de leur poche), le système de bus, la gestion et la formation (payée) de beaucoup de personnes qui ne sont finalement là que pour très peu de temps (turn over de ouf), tous les évènements Disney dédiés aux ICP, … tout cela prend du temps, et beaucoup d’argent, croyez en les américains qui font ne serait-ce que le trajet tous les jours en voiture jusqu’au travail. Sans compter les emmerdements propres aux ICP : quoi de plus facile pour nous qui ne restons que quelques mois de faire un « call sick » ou « call personnal » ou même de ne se pas se pointer au travail (« no show ») à la moindre occasion qui se présente. Quoi qu’il en sont, beaucoup de personnel à Disney est mobilisé pour notre encadrement, pour le meilleur (activités, …) et pour le pire (application de règles plus que stupides)

–       Walt Disney World est réputé pour être très « homosexuel ». Vous pourrez voir très rapidement que beaucoup de vos collègues sont gays ou lesbiennes. Certains regards ou certaines discutions que vous aurez de manière innocentes ici ne vous ne laisseront pas de doutes non plus. Et vous apprendrez rapidement également (et de sources sûres) que les personnages de la troupe (surtout les Peters Pan apparemment, ahah) penchent plutôt du mauvais coté de la force. Cela peut s’expliquer par le fait que les homosexuels passent mieux les processus de sélection, spécialement dans l’animation et dans les show (pour leur excentricité, leur spontanéité, …), et que cela fait aussi partie intégrante de l’entreprise.

Conclusion 

50 000 étudiants ont participé au programme en Californie et en Floride depuis la date de création du « College Program » à l’été 1980. Et je suis fière de compter parmi eux.

J’aurais encore tellement à écrire, j’espère seulement avoir pu vous faire goûter et sentir un minimum ce que j’ai pu vivre, la synthèse de trois mois de vie n’est pas si facile que prévue. J’aurais essayé, et de toute façon, il faut bien que vous ayez encore des petites choses à me demander !

Cet article mettait en quelque sorte le point final à l’aventure Disney. J’espère que ne vous vous êtes pas endormi à sa lecture, je sais que quelques uns parmi vous préfèrent les images aux textes. Pour la prochaine fois, il faudra que je réfléchisse à un compromis, comme une version BD pourquoi pas ? Plus facile à dire qu’à faire.

Enfin, un autre petit article sur New York avec photos et vidéos à l’appui viendra rapidement.

 

PS : pendant l’écriture de cet article, j’ai pu entendre mon voisin de devant ronflé, sentir ma voisine de derrière poussé mon siège en essayant de caler ses jambes, j’ai pu aider ma voisine de droite un peu âgée à ouvrir la dernière des deux mini bouteilles de vins rouge/blanc qu’elle avait demandé et pour finir le tour à 360°C autour de moi, j’ai pû voir à ma gauche sur mon hublot le soleil se levé au dessus d’une ile au large de la Grande Bretagne avec des couleurs magnifiques (voir photo au dessous). Et enfin, j’ai pu prendre le petit déjeuner, j’ai même eu deux croissants ! Oui, rien que ça. En même temps, il est déjà 3H du matin maintenant. Ou alors 9H du matin en France, ou alors j’en sais plus rien. On dira que c’est le « jet lag ». De toute façon j’atterris d’ici très bientôt… A tout de suite en France ! 


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Petite visite surprise d’Irène avant le départ

5 jours. C’est exactement le temps qu’il me reste. Cette fois, ça se compte sur les doigts d’une seule main, ça fait assez flipper. On y est les enfants, faudra penser à faire la valise un de ces quatre… il va falloir se motiver pour ça.

En ce moment, aux Etats Unis, vous êtes tous censé savoir que nous avons eu la visite surprise d’Irène. Quel merdier elle nous mets par içi, pas moyen de regarder les cartoon de Disney Channel en breakroom, toutes les télévisions sont branchés sur les chaines météos, CNN ou FoxNews. Même à la fitness room, les gens se branchent sur les chaines d’infos. Peut être qu’avec les images de tempête et des live reporters s’en prenant plein la gueule en direct des côtes Est des USA ca donne envie aux américains de courir plus vite sur le tapis roulant je ne sais pas … ce qui au passage, ne ferait pas de mal à certain(e)s, mais quand même !

Des français qui étaient supposés faire une croisière aux Bahamas en ce moment ont vu leur croisière détournée vers Key West, sympa vu le prix du ticket, mais vu ce qu’ils ont ramassé labas, c’est sûr que ce n’était pas le moment d’y aller.

Vendredi était le jour supposé où Irène faisait une petite pause dans son « roadtrip » de la cote Est pour s’arrêter en Floride. Dès mardi, les managers de Magic Kingdom communiquaient sur les procédures à suivre, sur le fait qu’on ne travaillerait peut être pas vendredi ou en service dégradé (déjà qu’on ne tourne qu’à environ 28 000 visiteurs par jour, ce qui ne représente presque qu’un tiers des capacités du park, alors s’il y en a encore moins…). Ils ne prennent pas ça à la légère, déjà que quand il y a des éclairs ils arrêtent les attractions qui se déroulent à l’extérieur pour ne prendre aucun risque, alors vous pouvez imaginer la mobilisation pour  » l’hurricane « . Il serait intéressant de savoir si le château de Cendrillon est prévu pour supporter de gros aléas climatiques, et dans quelle mesure. Faudrait pas que ca s’effondre non plus, ca ferait tache un Magic Kingdom sans château.

De toute façon, je m’en fiche un peu, moi, vendredi, j’ai pris la poudre d’escampette. Pour mon dernier jour off de tout mon programme içi, on a préféré fuir Irène et partir sur la côte Ouest de la Floride. Location d’une Ford Fiesta à 9H du matin et nous voilà parti à 4, direction Sarasota, pas très loin de Clearwater ou nous étions allé la dernière fois. Je fus désigné pilote driver officiel de la journée. La minute d’adaptation à la voiture ne furent pas de tout repos pour mes passagers, puisque habitué aux voitures à vitesses manuelles, mon premier reflexe pour s’arrêter fut d’appuyer brutalement sur l’embrayage. Vous avez déjà vu une pédale d’embrayage sur une voiture américaine (donc automatique les 99% du temps) ? Cherchez pas, il n’y en pas. Et la première pédale que vous trouverez à proximité étant la pédale de frein, je vous laisse imaginer le comportement de la voiture. Régulateur de vitesse, radios américaines, climatisation et routes américaines parfaitement droites nous mettront à l’aise pendant les 2H aller, 2H retour de trajet. Ca fait plaisir de conduire après deux mois d’abstinence,  vraiment. Attention cependant aux limitations de vitesse, ce fut $280 pour un ami français qui allait à Miami la dernière fois et qui a un peu poussé le bouchon la pédale un peu trop loin (comme Maurice) devant le radar du Sheriff, méfiance méfiance méfiance !

Bref. Cliché habituel une fois arrivés à Sarasota : sable blanc super fin, grand soleil, eau super chaude, on a bien fait de fuir le temps chaotique d’Orlando et de la côte Est. On profite de la voiture pour se déplacer à l’extrémité Nord dans l’après midi, direction Anna Maria, un petit coin perdu mais très sympathique qu’on nous a conseillé, bourré de petites villas en bord de mer. C’est à se taper le cul par terre, littéralement. Maintenant, je sais ou sera ma résidence secondaire quand je serais grand. Bref, on profitera de la journée jusqu’au magnifique couché de soleil depuis la plage. Un Wendy’s et un Taco Bell après, nous prenons finalement la route du retour, le ventre plein, la peau brulée bronzée par le soleil, très content de la superbe journée qu’on venait de passer.

Sinon, de retour içi, et bien c’est comme votre dernier jour de collège, de lycée ou votre dernier jour de prépa : vous savez pertinemment que vous vivez certaines choses pour la dernière fois, et vous vous faite la réflexion à chaque fois que cela se produit. C’est frustrant et triste, vous savez que cela va vous manquer et que vous ne pourrez plus jamais vivre quelque chose de la sorte. Mais d’un autre coté, vous êtes content de passer à la suite. Bah là pour moi, c’est un peu pareil… Mes deux phrases favorites du moment (et leurs déclinaisons en anglais) sont : « Aaaah, je ne veux pas partir ! »et  « Aaaaah, mais ça va faire plaisir de rentrer ! ».

D’ailleurs, je vous laisse, ce soir, c’est la dernière fois que je vais manger à Planet Hollywood et que je sors en boite à House of Blues avec les copains, on en profite jusqu’au bout.

PS : j’ajouterais des illustrations dans l’article et les photos de tout ça sur Flickr très très prochainement !

 

 

 

 

 

PS 2 : done. Une petite dernière photo pour la route, ça ne fait pas de mal :

I’m in Miami beach !

Oh oui que j’y étais à Miami Beach, comme David Guetta, exactement pareil (ici pour les incultes).

Bon, je dois vous confier quelque chose : c’était juste excellent. Et pour ne pas que vous pensiez une n-ième fois « toute façon il en fait toujours trop dans ce qu’il écrit », vous pouvez : soit demander aux 19 autres francais / chinois / hongrois / italien qui étaient avec moi, ou alors vous pouvez lire ce qui va suivre.

Pour commencer, l’auberge de jeunesse dans laquelle on était est géniale. Si vous passez par Miami, que vous êtes jeunes, que vous n’avez pas trop de sous, que vous voulez être à coté de la plage à Miami South Beach, que vous voulez faire des rencontres de partout dans le monde et sortir entre potes,  c’est THE place to be. A coté de Ocean Drive (dont je vous parlerais un petit peu plus tard dans cet article), elle s’apelle « Miami International Traveller’s Hostel »,. Si vous arrivez de nuit, ne la confondez pas avec une boîte de nuit : la musique, les lumières, les jeunes et les canapés devant l’entrée, c’est juste l’auberge ! Les chambres sont unisexes ou mixtes, de 2 jusqu’à 6 personnes. Qui a dit baisodrome ? Les draps et serviettes sont fournis, breakfast et dinner gratuits, Wifi, billard, table de ping pong, TV et films (que personne regarde, faut pas déconner, on est Miami les mecs), des canapés un peu partout, etc…

Des activités, évènements et soirées organisées tout le temps, assez incroyable. Voilà par exemple ce qu’on a fait pour la plupart d’entre nous avec l’auberge: happy hours (2 Corona Extra bien fraiches pour 3$, good deal !) et free beers à l’auberge dans l’après midi ; musique à donf à partir de 17H par le DJ-Réceptionniste-Hyper-Cool ; sortie en boite façon : transport en Hummer-limousine + entrée VIP à « The Mansion » + 1 shot pour 15$ (juste l’entrée de la boite vaut 60$ à la base) ; et le calendrier est plein comme ça tous les jours de la semaine. Je vous laisse regarder la vidéo de l’auberge prise juste avant de partir pour un petit aperçu de tout ça.

Plus globalement, Miami is crazy.

Après vous avoir fait accoster par des mecs bizarres qui vous demandent si vous avez besoin de cocaïne, après avoir failli écraser deux clochards couchés sur le trottoir, vous pouvez marcher le long de Ocean Drive, l’avenue principale de Miami South Beach, qui longe la plage. Vous savez, celle qu’on voit dans tous les films / séries / jeux-vidéo ? Bah voilà. Plein de restaurants, de bars, de boites avec des terrasses donnant sur la plage, des hotels, boutiques à touriste, etc… De nuit, c’est hyper sympa, beaucoup de lumière et de musique,  ca bouge beaucoup, ambiance festive dans les rues. Il ne vous reste plus qu’à traverser la route pour aller à la plage, rencontrez d’autres jeunes de l’auberge de jeunesse, faire une grosse beach party à 30-40, piquer des transat mal attachés, mettre de la musique et vous êtes bon !

Bon et sinon, autour de Miami, il y a pas mal de chose à faire : les Everglades (voir les crocodiles), Key West (l’extremité Sud de la Floride, et par extension, des USA), les Bahamas… personnellement, je n’ai fais que les Bahamas (pas envie de passer mes journées dans les bus), certains en ont fait plus, c’était un peu à la carte. Mais juste les Bahamas, j’en ai pris plein les yeux :

Départ depuis Fort Lauderdale, la croisière peut commencer ! Gros bateau, du genre buffers à volonté pour le petit déjeuner et le repas du soir, piscine onboard, transat’ à gogo, casino, salle de cinéma, tables de ping pong, Wii party, bars et fast food (au cas ou le buffet ne vous ai pas suffit), duty-free shops, ca fait passer les 4H aller, 4H retour. Une fois sur place, il ne nous a plus fallu que trouver un taxi pour 12 personnes (et essayer de ne le payer que pour 10 personnes) pour nous emmener à la plage. Je vous laisse regarder les photos et la vidéo que j’ai prise, ca se passe de commentaire.

Au final, quatre jours de grande folie, qui sont passés en un clin d’œil. A peine eu le temps de faire un peu de shopping, de se balader un peu, d’aller à Little Havana, il était déjà l’heure de repartir.

Ce fut plus que rafraichissant de quitter un petit peu le monde Disney, le travail, Orlando, l’appartement, etc… Encore de nouvelles rencontres, une envie de s’évader à nouveau, une mini-expérience-dans-l’expérience-Disney plus qu’enrichissante. Comme on dit, les voyages forment la jeunesse. Ca n’a jamais été aussi vrai.

En tout cas, le retour à la réalité est dur. Oh, mais suis-je bête, même ici à Orlando, ce n’est pas réel tellement c’est… « fucking good ». Welcome back home !

(allez, une petite dernière photo pour la route)

Miami, be ready

4 jours off au boulot, accepted.
Bus, booked.
Hostel, booked.
Bahamas cruise, booked.
Passer 4 jours de folie, planned.

Demain, 11h, coup de départ.
Miami, prepare toi, on débarque à 20, ça va envoyer du lourd.

Articles et photos à mon retour !

What’s up ? (bis)

Je dois leur couter sacrément cher en café/crème vanille à Disney en ce moment.

Je commence à prendre le pli là, je me sers directement en arrivant au boulot, plus la peine de faire semblant d’attendre 15 minutes pour faire genre. Faut dire, j’en ai besoin, le sommeil est une denrée rarement accessible ici. La faute aux soirées en tout genre. Ca y va cul sec ! Et la faute aussi à mes colocataires, difficile d’avoir les mêmes réveils quand on est 8 dans l’appartement. Heureusement qu’ils rechargent le congélateur en bouteilles, ca compense.

Petite nouvelle : c’est la dernière semaine que je travaille à Tomorrowland Terrace Restaurant et à Tortuga Tavern (le restaurant de Jack  Sparrow, juste derrière l’attraction Pirates des Caraibes, ahaha). Et oui, je viens seulement de me réveiller d’apprendre que ces restaurants n’étaient ouvert que quelques mois dans l’année, et qu’ils seraient fermés en Aout. Pas assez busy chez Disney le mois d’Aout ? Maybe.

Ducoup, à partir du mois d’Aout, je vais être « redéployé ». Aucune idée d’ou je vais atterrir, surement un autre restaurant. Des noms comme Casey’s Corner, Tacos Bill ou Pinocchio Restaurant circulent dans la cuisine, on en saura plus bientôt. Et de toute façon, je serais très probablement toujours en Food & Beverage, et toujours à Magic Kingdom. Et vous savez ce que ca veut dire ? Nouveau(x) costume(s). Oh yeah baby ! Je devais actuellement jongler avec 3 ensembles différents, peut être que ca sera plus facile ensuite… Will see.

Toujours est-il que cela n’arrange pas vraiment mes affaires pour Miami. Je suis en train d’échanger mes shifts avec d’autres cast members dans tous les sens pour essayer d’avoir ce que je veux au niveau de mes jours off. Pas toujours évident.

Mais au final, soyez en sûr, je serais à Miami du 1er au 4 Aout.

And it’s gonna be, legen – wait for it – dary.

Sea, cast members and sun !

Je voudrais dédier cet article à Stéphanie, serveuse à Hooters, qui, au moment ou j’écris ces lignes, a peut être perdu son emploi à cause d’une bande de francais / américains / mexicains / hongrois un peu trop relou. Comment cela est-il possible ?! Laissez moi vous expliquer cette journée qu’a été le 13 Juillet.

Mardi 12 Juillet 2011. Au travail, je regardes discrètement mon portable, je viens de recevoir un SMS : « prépare ton maillot de bain et une serviette, demain on va tous à Clearwater Beach, on s’est occupé de tout, rendez-vous à 7H30 à Vista Way, bisous ». Apparemment, j’ai pas vraiment le choix, mais après vérification sur Internet, ca semble sympa. Et pour une fois, je ne m’étais pas trompé.

Mercredi 13 Juillet 2011, 7H30 du matin, nous sommes 16 (chauffeur non compris) à monter dans le taxi-vanne-over-climatisé. Ca en fait du cast member, croyez moi, un joyeux bordel. Nous mettrons presque 2H à rejoindre la côte Ouest de la Floride où se trouve Clearwater, et atteindre par la même occasion le Golf du Mexique (cliquez sur la capture d’écran Google Maps sur le coté pour plus de détail).

Station balnéaire de son état, Clearwater Beach s’étale tout le long de sa plage, propose de nombreux hôtels et restaurants, une Marina, une fête foraine, et surtout, surtout, un Mc Donalds du sable blanc et une eau bleu turquoise magnifique.  Les photos sont là pour vous en donner une idée. Ca envoie du lourd, du très très lourd. C’est magnifique, les rues du bord de mer sont taillées pour la promenade, le mobilier urbain est sympa, il y a des palmiers de partout, ca laisse rêveur.

Au programme : se baigner dans la mer à 28-30°C, bronzage, chourrage de transats mais-on-ne-savait-pas-on-est-pas-d-ici, beach volley party avec des américains locaux, balade aux alentours, tamtam avec un afro-américain, photos à gogo, … On a une chance de grand malade, il fait grand beau, super chaud, nous n’aurons pas une goutte de pluie de la journée malgré ce qu’annonçait la météo.

Une dizaine de coup de soleil plus tard, il est 18H (déjà !), On se motive, et nous voilà parti pour Tempa, une ville qu’on avait aperçu à l’aller. Et c’est là qu’intervient Stéphanie !

Vous aurez surement déjà vu dans les films américains les restaurants / bars ou toutes les serveuses sont en short hyper sexy, toutes « jolies » et hyper maquillées ? Et bien c’est le principe de Hooters, une chaine américaine de restaurants / bars qui a eu la bonne idée de se trouver sur notre chemin. Grand sourire garanti dès la première seconde à l’intérieur. Et Stéphanie aura la mauvaise idée d’être notre serveuse. (la photo de gauche n’est pas de nous)

On commande des grandes chopes de bières, des nuggets, des burgers… Stéphanie vérifie mon ID pour être sur que j’ai plus de 21 ans, elle me fait une petite blague au sujet de ma date de naissance, blague que je n’ai toujours pas comprise à l’heure actuelle. Surement une histoire de signe astrologique en commun. Il faut dire, c’est difficile de se concentrer sur son anglais quand la personne qui vous parle est une serveuse de Hooters. Bref.

Je me rattrape ensuite : en tant que bon français bien chiant je demande très gentiment à Stéphanie si, vu qu’on est quand même venu à 16, on ne pourrait pas avoir un ou deux bols de frites gratis pour tout le monde ? Je lui explique qu’en France on fait comme ça, et puis qu’on doit revenir le lendemain, … le baratin habituel quoi. Après tout, qui ne demande rien n’a rien, non ? Pour le coup, ca a marché.

Nous avons tous du bon temps, une fois de plus. Vient le moment de payer, et chacun veut payer individuellement sa part. Difficile de prévoir à l’avance, les prix affichés aux USA sont toujours HT, et evidemment, vous devez payez TTC, donc vous n’avez jamais le montant exact. Plus difficile, beaucoup d’entre nous partagent des boissons et/ou des assiettes avec d’autres. Il faut donc partager la note, diviser, rediviser, rajouter les taxes, etc… trop compliqué pour Stéphanie. Elle bafouille, hasarde sur l’ordinateur, cherche des collègues du regard, ca merde dans tous les sens, la caisse aura sa peau. Et sa manager probablement aussi.

Au final, je n’ai payé que 5$ les 3 pintes de bières (sans parler des frites gratis), un autre francais aura été payé 2$ pour manger et boire (le monde à l’envers…), et les boulettes s’enchainent comme ca. Notre petite visite a dû leur couter cher au final. Désolé Stéphanie =/

Nous rentrerons pour 22H à Orlando, après une sacrée journée. 30$ de transport, nourriture, boisson, il n’y a rien à redire. Mais surtout, du bon temps et des souvenirs en masse, et ca, ça fait vraiment plaisir !

Les photos sont maintenant disponibles dans la galerie photo !

PS : déjà beaucoup de remarques concernant le bronzage aujourd’hui au boulot, de la part des cast members mais aussi des guests ! Funny ^^

What’s up ?

Alors, à part des histoires de portables mouillées, quoi de neuf ?

Hier, 8 Juillet 2011, avait lieu à Cape Canaveral le lancement de la navette spatiale Atlantis, au Kennedy Space Center. 1H de route à peine d’Orlando. Je devais y aller, c’était planifié, tout le monde en parlait ici. Résultat des courses : problème de voiture de ma pote du boulot qui devait nous emmener. On l’a loupé. Shit.

Dommage, c’était la dernière mission de la NASA à destination de l’ISS, la station spatiale internationale, il n’y en aura plus jamais d’autre.

Ducoup, pour me consoler, on a pris les devants avec 7 autres cast-potes. Je viens de demander, sur le Hub (l’intranet ultra sophistiqué de Disney), 5 jours off, du 1er au 5 Aout 2011 : 4 jours de repos normaux (venants des deux jours de repos par semaine prévu, donc 4 jours de repos sur 2 semaines), et 1 jour de repos en extra. Pourquoi faire ?

Aller à Miami ! La ville de Dexter, le rêve américain de la Floride, les bars, les plages, … On a déjà trouvé le transport et l’auberge de jeunesse idéal (enfin, les filles ont trouvées pour le groupe, comme d’hab). Ca s’annonce bien comme trip, très bien même.

Maintenant, reste plus qu’à faire de la lèche avec mes managers pour que ma demande soit acceptée. Je devrais y arriver, ça me connait. Plus d’infos à ce sujet dès que j’ai la réponse, stay tuned !

Take a picture with a Kodak [Photos]

Plus personne ne les attendait (ou les avait déjà vu sur Facebook), mais voici la première série de photos.

Je préfère prévenir, c’est du brut de coffre de chez brut de coffre. Je les mets tel quel. Pour certaines photos, peut être vaudra-t-il mieux passer son chemin (je tiens à préciser pour les photos en boîte que le thème de la soirée était « Playboy » et que, comme je vous disais, les américaines sont scandaleuses). Le fait est qu’il fallait bien que je garde un souvenir quelque part, et que ces photos ne font qu’illustrer la réalité, celle que j’ai vu de mes propres yeux. Enfin, elles ne sont pas toutes de moi même (ce qui expliquera les fluctuations de qualité entre les photos, à mon avantage, ou pas).

Voilà, maintenant que vous êtes prévenus, vous pouvez cliquez sur le lien « Galerie photos » du menu principal pour y accéder !

On the road !

Dimanche 19 juin 2011, surement la journée la plus longue de toute ma vie. Mais putin, qu’est-ce que ça vaut le coup !
Non, parce qu’il faut l’avouer, je n’ai pas vraiment pû dormir à l’aéroport malgré ce que j’annonçais dans
mon post précédent. Heureusement, a 4H30 du matin, je rencontrais enfin mes cast-potes ! (et au final, oui, ils sont bien sympas ces petits frenchy hehe)

Premier avion, il est 7H, direction Zurich, équipe à bord très sympathique (puisque Suisse), boissons à volontés, encas, petite attention avec un chocolat de « Suisse occidentale » (dixit le steward), …
Deuxième avion, direction les USA ! Swiss Airlines toujours fidèle à eux même. On nous file un oreiller, une couette, des écouteurs spéciaux pour les ordinateurs de bord (avec des séries américaines, des films, documentaires, jeux, …). Premier repas, à 11H, très complet, produit de qualité, … puis un « encas » à 16H : une mini pizza (très bonne au demeurant) et une glace à la vanille. Après 8H de vol et mes difficultés à dormir malgré la nuit blanche, atterrissage. Il est maintenant 12H, heure locale, ouch.

Premier contact avec les Etats Unis, excitation et yeux grands ouverts ! (la fatigue disparait très très vite d’un coup). Il n’y a plus qu’à faire un nouveau check-in, et c’est parti, on embarque dans le 3ème avion de la journée, avec JetBlue cette fois-ci, le EasyJet de l’Amérique ! Retard à l’embarquement, retard au décollage, ça commence bien. On nous propose des cookies, des chips bleues, des bonbons et à boire, pour finalement atterrir en avance, oui Madame ! Cette fois, on y est. Et la chaleur de la Floride est bien là aussi. Il est presque 20H, heure locale.

Un violent orage se déclare alors que l’on vient juste d’attérir, nos bagages mettront 2H à sortir des soutes, le temps que la météo redevienne plus clémente pour le personnel technique de l’aéroport d’Orlando.

C’est long 2H devant le chenillard qui vous amène vos bagages vous savez ? Mais on nous réconforte très tendrement chez JetBlue : « vous avez de la chance, les avions qui vous suivaient le votre ont dû être déroutées vers un autre aéroport ». Oui bah merci, mais ma valise, elle est waterproof, c’est pas un orage qui va lui faire peur .. Bref.

A ce moment là, il est 22H heure locale, donc 4H du matin en France, je viens de passé 33H dans les gares/trains/RER/aéroports/avions. Il est difficile de dire si j’ai faim ou pas, de savoir quelle période de la nuit il est exactement, de savoir à quel point on est fatigué, … Jet lag ^ 20 !

Finalement, après avoir recuperé nos bagages, notre petit groupe ne fait encore rien comme ce qu’il est prévu par l’agence : nous prendrons un taxi vanne pour rejoindre Walt Disney, pour économiser la moitié du prix du trajet normal, et commencer ce qui s’annonce, je peux d’ores et déjà le dire, comme une aventure hallucinante. La suite très très bientôt !