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It’s cold out there

J’en ai marre. J’ai froid, tout le temps. Quand je sors du lit, quand je suis dans le bus, à la cafétéria et dans les tunnels Disney. Pourtant, dehors, il fait 40°C. Je ne suis pas le seul, pas mal portent des petites vestes, mes collocs sont blindés de couette pour dormir, etc… Ca ne leur semble même pas contradictoire, pourtant, c’est un véritable scandale énergétique. Coupez l’air conditionning les américains putin !

Welcome to the kitchen !

Richard. C’est le prénom de mon ‘trainer’, le cast member qui me forme durant mes trois premiers vrais jours de boulot Imaginez, la cinquantaine, petite moustache, la bedaine,  le grand père typique du Texas, le stereotype du type bon vivant et sympa. Actually, il est formidable. Son accent Texan, made in Houston, est formidable. Ses tentatives de me parler francais sont formidables (il se débrouille vraiment pas mal du tout en fait !). Et en ce qui nous concerne ici, sa pédagogie est formidable :

Dimanche 26 juin, 14H15. Accueil dans le ‘tunnel’, l’underground de Magic Kingdom, rendez vous à coté de la Mousekeeteria (la cafeteria des employés Disney pour les cancres au fond de la salle ceux qui auraient toujours pas compris).  Finit la formation théorique à la Disney University, place à la pratique. Je suis ‘deguisé’ en cuisinier, ca craint un max. Tous les costumes craignent un max de toute facon, on frole le ridicule, mais c’est pour le show. Le papier qu’on m’a refilé m’indique que je dois travailler à Magic Kingdom (le parc n°1 ici) , à Tomorrowland Terrace Restaurant. Tomorrowland est l’une des 4 zones qui composent le parc, c’est la partie futuriste du parc, avec entre autres, Space Mountain. Richard est déjà la, en avance.

“Bienvenue Monsieur ! Bienvenue la cuisine !“.  Hehe, pas mal du tout pour une première tentative en français. Il nous fait voir, aux trois autres ‘trainees’ et moi, les casiers avec cadenas intégrés en dessous du restaurant dans le tunnel, les espaces de stockages pour la nourriture et toutes les fournitures, le traitement de déchet, les salles de repos, toutes les zones informatiques CDS (Cast Deployment Service, un service informatique ou chaque cast member sait ce qu’il doit faire de son shift à venir, les managers gèrent ça en temps réel, tout est informatisé, des statistiques et des reports s’affichent en live, c’est de l’efficacité à la Disney !) et enfin, il nous présente… la cuisine. Présentation aux managers et à l’équipe.

On  fait un tour du restaurant, on passe du coté ‘guest’, on fait un point de ce qui se trouve autour de nous dans le parc : zone fumeur la plus proche, toilettes les plus proches, ou est Space Mountain, quelles sont les autres restaurants qui nous entourent, … On passe bien pour des cons déguisé en cuisinier au milieux des guests dans le parc, imaginez un peu. Scratch, un des personnages emblématiques de Disney, est dans le parc à ce moment là, petit coucou au passage, moi qui voulait ne pas attirer l’attention…  N’empeche, il doit pas avoir un boulot facile le mec, dans son costume avec la chaleur qu’il fait… Il voulait peut etre se foutre de nous à son tour ? Bref.


Il y a plus de 20 postes en cuisines, de celui qui fait la vaisselle à celui qui à celui qui prépare les desserts pour les « dessert parties » : 25$  et le guest peut manger autant de dessert et boire autant de boissons qu’il le souhaite sur la terrace du restaurant les soirs de feu d’artifice au parc (presque tous les jours, vue imprenable). A la fin de ces trois jours, je saurais tout faire. Et un des managers me testera.

J’apprends les rôles un par un, Richard explique simplement et calmement. Il ne m’engueule pas, il ne me stress pas, il ne me bouscule pas pour que j’aille plus vite. mais il encourage et félicite la moindre progression ou initiative.
Pourtant, je la vois la machine qui imprime les tickets ou sont inscrites les commandes des guest. Elle crache très très vite quand elle veut, dès le premier jour même si elle veut, et bam ! En France, le chef aurait déjà hurlé dans tous les sens pour que tout le monde se mettent une tonne de pression (et donc fassent une tonne de connerie, ce qui ne fait qu’empirer les choses).
Ici, j’étais sur une des lignes de production de burgers. Richard avait aussi jeté un œil à la machine et à la guirlande de tickets qui pendait. Mais la seule chose qu’il m’a dit a été « one by one ». Je ne sais pas si je suis le seul à être aussi sensible au management et à la façon de communiquer avec les collègues de travail, ou si c’est lié à mon expérience, mais en tout cas j’apprécie. Ca change, non ?

L’ambiance est bonne, l’équipe est composée de full-time positions, part-time, de College Program (étudiants américains), et d’International College Program (pour les étuiants étrangers comme moi). Curieux, la plupart des membres de l’équipe viennent me saluer, voir d’ou je viens, et se présenter d’eux mêmes. Il y a plus de filles que de garçons, la moyenne d’âge doit être de 25 ans. Quelques uns essaient même de concurrencer Richard sur le terrain du français approximatif. Le haïtien et l’égyptien de l’équipe sont en tête du classement. Une des manageuses ne se laisse pas faire non plus. Il y a de l’ambiance, vraiment. Quand il y a un anniversaire en salle, tout le monde se met à chanter en cuisine ; tout le monde est cordial et souriant avec tout le monde ; si on peut aider son prochain, alors on le fait. A la fin du service, les managers ferment le comptoir et mettent la musique dans la cuisine depuis leur bureau, funny. Chaque mois, l’employé du mois est tiré au sort et reçoit une mini statue Mickey forte sympathique. Encore une fois, ca change beaucoup de ce que j’ai pu connaître dans les cuisines en France ou en Angleterre où c’était un peu la politique du « moins j’en fais, mieux je me portes ». J’ai demandé : ici, ils ne connaissent pas l’expression.

J’aurais encore tellement d’autres choses à écrire au sujet du travail à Disney.. ca fera du contenu pour un prochain article tiens.

Dernière chose : ici, toutes les heures sont payées, on demande des heures en moins ou en plus depuis l’Intranet de l’entreprise (le Hub), et les managers n’hésitent pas à rajouter 10 minutes de plus à l’heure pointée pour compléter une heure entière. Nice.

Cerise sur le gâteau, les cast members travaillant à Magic Kingdom sont payés almost 1$/hour de plus que dans les autres parcs. A la fin du mois, ca fait une différence. A la fin des 3 mois, ca fait un iPad une différence ! 😉

Party all the night, Florida style

Buffet entrée + plat + dessert + boisson à volonté (Cici’s pizza – 6$), grande bouteille de Whisky (Walgreen – 3$ chacun), boite de nuit + transport en vanne spécial « party » (jusqu’à Orlando – « oublié » de payer), 1 conso (4$) = 13$ la soirée de grand grand malade.

C’est fou, j’en ai pris plein la tronche. Les américains sont complètements crazy en boite.

L’auberge espagnole, en mieux [Video]

Petite vidéo de 5 minutes de mon appartement a regarder ici  (choisissez en HD !)

 » Welcome to the team « 

Il n’y a rien à dire. Chez Disney, quand on recrute des ICP, on recrute des ICP. Et on le fait bien :

Dimanche 19 Juin, arrivée à 23H heure locale à Lake Buena Vista (inside the Disney city). Le taxi vanne a l’air d’être rodé avec la procédure, il nous amène directement où se trouve le pavillon d’enregistrement pour les nouvelles recrues de l’ICP, à Vista Way (la plus ancienne résidence pour cast members, environ 1200 personnes).

Pas le temps d’ouvrir la porte du taxi qu’on vient déjà nous accueillir chaleureusement. On enchaine avec petit buffet (cookies, fruits, bonbons), des explications rapides sur ce qui va se passer, et on nous donne une clef.

Pas la clef du château de Mickey, non non, juste celle de notre appartement. La plupart d’entre nous seront à Chatham Square (dont moi, environ 800 personnes), alors que quelques uns iront à Vista Way (il y a encore deux autres résidences possibles : Patterson Court et les Commons). L’appartement fera l’objet d’un article un peu plus tard.

Le soir même, découverte de Wal Mart (il est alors 1H du matin, mais l’hyper marché américain est ouvert 24/7, et il y a même des gens pour faire leur course en pyjama à cette heure là ! ).

Ensuite, jusqu’à encore aujourd’hui, ce ne sera qu’un enchainement de présentations dans des salles over-climatisées, d’intervenants plus ou moins captivants (de Disney, de l’entreprise partenaire de Disney qui gère les résidences, du Homeland department qui gère nos Visas, etc…). On remplit des papiers, on nous explique comment ça va se passer dans les prochains jours, comment il faut s’habiller, ou encore, à quelle fréquence on doit se doucher (au cas ou pour les plus crades).

Tout ceci est bien rodé. c’est hyper efficace, pas de temps mort, pas de problèmes majeurs, pas de retard. It’s called « efficiency », et Disney semble être imbattable sur ce point là. Il y a certaines entreprises plus ou moins publiques en France qui feraient bien de prendre exemple.

On visite même ensuite les sous terrains ultra sophistiqués de Magic Kingdom. Une vraie fourmilière. Si vous saviez ce qui se passe sous vos pieds quand vous venez dans un parc Disney, vous seriez vraiment étonné !

On nous présente la compagnie et les étapes importantes qui l’ont marqué, sa culture d’entreprise, son histoire, son fondateur, son CEO, ses règles et … les conséquences desastreuses si on se comporte mal (exemples et vidéos à l’appui). Mais ne vous inquiétez pas. Comme ils disent, « personne ici n’a de mauvaise intention ». Non non, évidemment. Sauf que chaque année, 4 ou 5 ICP sont « terminated » (oui, c’est assez violent comme terme quand on parle d’un être humain) : ils sont renvoyés chez eux en moins de 48H après avoir été pris en train de faire une bêtise au boulot, dans leur logement ou en ayant osé boire une bière en étant mineur. Whaaaaat ?! Bah oui, vous avez bien lu.

Exemple : Vous êtes né en 1990 ? Mais vous êtes du mois de Septembre. Ou plus jeune encore ? C’est bête mais vous ne pourrez pas boire d’alcool. Aucun, rien, nada, nothing. On ne rigole pas avec ça, exemples à l’appui, encore une fois.

Sinon, à coté de ça, les motards américains roulent sans casque, vous conduisez une Mustang à 16 ans et daddy planque un shotgun derrière la porte d’entrée de la maison. En toute légalité, pas comme votre bière.

Toutes ses présentations/formations sont très bien rythmées, on sait vraiment comment capter l’attention un maximum chez Disney, à coup de petits jeux en groupe, d’applaudissements presque forcés, de « Woohoo » à tout va, de standing-up, d’intervenants (presque) surprises comme Mickey, sur la photo à gauche, durant notre « Tradition Day« , etc… Y’a de l’ambiance !

Chez Disney, on pratique aussi pas mal l’apprentissage par la répétition. C’est simple, on a du entendre au moins une centaine de fois durant les vidéos les principes de base de la compagnie: « We create happiness », « Safety begins with me », … A propos des intervenants, pas mal de ceux qui sont employés chez Disney ont débuté tout comme nous. Respect.

On nous accueille dans la famille. Nous faisons maintenant parti de Disney, tous les intervenants nous diront « Welcome to the team ». On nous coucoune, nous sommes les « nouveaux yeux » de Disney, leur force vive, la nouvelle génération. Ce n’est même pas moi qui le dit ! En tant qu’employé de Disney, nous avons droit à pas mal d’avantages qui feront l’objet d’un futur article.

Mais pour commencer, on nous refile notre ID d’employé Disney, une carte bleue Visa ou sera déposée notre paycheck chaque jeudi, et l’universel « name tag » que porte chaque employé Disney sur son costume. A ce propos, on nous file des chaussures toutes neuves et un costume, dépendant de notre « location » (ou on travaillera).

C’est cette ID qui nous permet d’accéder à 4 parcs gratuitement, et aux 2 autres parcs aquatiques avec un discount.

D’ailleurs, je vous laisse, cette après midi, au programme, c’est Hollywood Studios !


On the road !

Dimanche 19 juin 2011, surement la journée la plus longue de toute ma vie. Mais putin, qu’est-ce que ça vaut le coup !
Non, parce qu’il faut l’avouer, je n’ai pas vraiment pû dormir à l’aéroport malgré ce que j’annonçais dans
mon post précédent. Heureusement, a 4H30 du matin, je rencontrais enfin mes cast-potes ! (et au final, oui, ils sont bien sympas ces petits frenchy hehe)

Premier avion, il est 7H, direction Zurich, équipe à bord très sympathique (puisque Suisse), boissons à volontés, encas, petite attention avec un chocolat de « Suisse occidentale » (dixit le steward), …
Deuxième avion, direction les USA ! Swiss Airlines toujours fidèle à eux même. On nous file un oreiller, une couette, des écouteurs spéciaux pour les ordinateurs de bord (avec des séries américaines, des films, documentaires, jeux, …). Premier repas, à 11H, très complet, produit de qualité, … puis un « encas » à 16H : une mini pizza (très bonne au demeurant) et une glace à la vanille. Après 8H de vol et mes difficultés à dormir malgré la nuit blanche, atterrissage. Il est maintenant 12H, heure locale, ouch.

Premier contact avec les Etats Unis, excitation et yeux grands ouverts ! (la fatigue disparait très très vite d’un coup). Il n’y a plus qu’à faire un nouveau check-in, et c’est parti, on embarque dans le 3ème avion de la journée, avec JetBlue cette fois-ci, le EasyJet de l’Amérique ! Retard à l’embarquement, retard au décollage, ça commence bien. On nous propose des cookies, des chips bleues, des bonbons et à boire, pour finalement atterrir en avance, oui Madame ! Cette fois, on y est. Et la chaleur de la Floride est bien là aussi. Il est presque 20H, heure locale.

Un violent orage se déclare alors que l’on vient juste d’attérir, nos bagages mettront 2H à sortir des soutes, le temps que la météo redevienne plus clémente pour le personnel technique de l’aéroport d’Orlando.

C’est long 2H devant le chenillard qui vous amène vos bagages vous savez ? Mais on nous réconforte très tendrement chez JetBlue : « vous avez de la chance, les avions qui vous suivaient le votre ont dû être déroutées vers un autre aéroport ». Oui bah merci, mais ma valise, elle est waterproof, c’est pas un orage qui va lui faire peur .. Bref.

A ce moment là, il est 22H heure locale, donc 4H du matin en France, je viens de passé 33H dans les gares/trains/RER/aéroports/avions. Il est difficile de dire si j’ai faim ou pas, de savoir quelle période de la nuit il est exactement, de savoir à quel point on est fatigué, … Jet lag ^ 20 !

Finalement, après avoir recuperé nos bagages, notre petit groupe ne fait encore rien comme ce qu’il est prévu par l’agence : nous prendrons un taxi vanne pour rejoindre Walt Disney, pour économiser la moitié du prix du trajet normal, et commencer ce qui s’annonce, je peux d’ores et déjà le dire, comme une aventure hallucinante. La suite très très bientôt !

J – Aujourd’hui !

Aéroports de Paris – Roissy Charles de Gaulle – Terminal 1.

Ca y est, j’y suis. Après les aurevoirs aux amis et à la famille, c’est le grand départ !

Je suis dans une sorte d’état ou se mèlent : joie, excitation, hâte et  non-envie-de-dormir-alors-qu’il-le-faudrait. Tout à l’heure, je retrouverais mes cast-potes pour embarquer dans l’avion, j’espère qu’ils sont pas comme moi sympas.. =)

Vous pouvez toujours m’envoyer vos sms de prise de nouvelles/d’accompagnement/soutient/je t’écris pour rien dire/je savais même pas que tu partais aux USA (rayez les mentions inutiles) à mon numéro de portable habituel, rien ne change avant le 1er juillet (numéro américain : coming soon). Je les lirais dès que je redescend à moins de 10 Km d’altitude.

Sur ce, les sièges de l’aéroport ont l’air sympa, je vais laisser recharger mes gadgets électroniques tranquille et essayer moi même de recharger.

« Bonne nuit » !

Disneyland Paris recrute !


Je ne suis pas encore parti en Floride que la Mickey Company veut déjà me revoir… à Paris! Certainement comme tous les autres cast members du programme ICP, j’ai reçu aujourd’hui un petit email :

Apparemment, des recruteurs de Disneyland Paris viennent cet été en Floride passer des vacances débaucher 500 personnes capables de travailler dans l’hotellerie, la restauration, l’animation, … (et parlant un minimum français, évidemment). Saisonniers, mi-temps, plein temps, il y en a pour tous les goûts.

La compagnie nous encourage d’ores et déjà à postuler en ligne… Une fidélisation de l’employé avant même d’être réellement embauché, c’est peut être un petit peu ca la magie Disney ?

Petit à petit… (J-14)

La date approche !

Le billet de train pour prendre l’avion à Paris est reservé et grace à iDTVG.com, j’ai même pû faire connaissance avec mes voisins de train ! Sacré SNCF. Je serais donc à Paris CDG à 23H30 le samedi 18, pour prendre l’avion seulement quelques heures plus tard.

La nuit s’annonce courte (ou longue, si je ne dors pas, c’est au choix …).

Sinon, j’ai poursuivi la mise en forme du blog, et toutes les sections semblent prêtes à accueillir mon avalanche de photos (confiées à Flickr), et de vidéos (Youtube).

La page « A propos » n’est peut être pas à prendre au sérieux.